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7ème Biennale de la Photographie et des Arts visuels BIP2010

(OUT OF) CONTROL
28|02 → 25|04|10
Vernissage 27|02|10

Comme chaque deux ans, le Centre culturel de Liège vous fixe rendez-vous pour sa Biennale internationale de la Photographie et des Arts visuels.

Pour cette 7ème édition, la Biennale change de nom et devient BIP2010. Plus court, plus percutant, cette appellation tient compte de l’évolution des multiples facettes de l’image contemporaine. Si l’abréviation «BIP2010» fait référence à l’identité historique de l’événement, soit la Biennale internationale de la Photographie, elle permet aussi une ouverture plus grande sur les divers aspects, fixes et en mouvement, analogique et numérique, de l’image d’aujourd’hui. Enfin, le terme «BIP» fait également écho au signal électronique, dénotant une ouverture vers les nouveaux médias que nous voudrions accentuer dans l’avenir. Si la photographie conserve évidemment une place pivot dans les expositions, l’heure est aussi est au constat de l’hybridité des supports, des statuts, des formes et des positions de l’image. L’exploration de ces mutations devient incontournable si l’on veut prendre le pouls de la création visuelle actuelle. Dans ce contexte, la photographie mais aussi la vidéo et les formes mixtes d’arts visuels seront au rendez-vous de BIP2010.

Cette année, la thématique autour de laquelle se construira la programmation est (OUT OF) CONTROL.

Plus que jamais, nous vivons aujourd’hui dans une société d’hyper-contrôle. Le discours sécuritaire nous amène à être pris, souvent à notre insu, dans un ensemble de dispositifs de surveillance. Nos choix de vie et nos décisions de consommateurs sont pistés, classés et conservés dans de gigantesques banques de données auxquelles peu d’entre-nous peuvent se soustraire. L’hygiénisme ambiant et le discours scientifique se relayent également pour nous mettre en garde contre tous les excès et les abus que nous pourrions infliger à notre corps, martelant des mots d’ordre («ne fumez pas», «ne buvez pas», «faites du sport», «mangez sainement»,…) qui, dans leur répétition et leur systématisme, relèvent parfois plus du discours liberticide que d’un processus de conscientisation de la préciosité de la vie.

Dans cet ensemble de procédés et de discours de contrôle, le regard possède une place particulière. Sur le modèle du «voir sans être vu», diverses méthodes et appareillages ont été mis au point pour voir mieux, voir plus, voir plus loin…

Ces dispositifs de contrôle dessinent autour de nous une grille invisible qui quadrille l’apparente liberté de chaque individu à disposer du temps, de l’espace et de son existence en toute autonomie.

Bien sûr, toutes les formes de contrôle ne sont pas négatives. Prises séparément, elles pourraient être perçues comme un progrès. Néanmoins, l’omniprésence de cette surveillance généralisée, de cette prévention poussée de plus en plus loin envers tous les aléas de la vie, de ces discours nous enjoignant sans cesse à être conformes à ce qui est préférable, amènent une impression diffuse d’emprisonnement qui contraste avec le sentiment d’émancipation que nous pouvons connaître sur d’autres plans, par ailleurs.

Dans cet arbitrage perpétuel du danger, quelle place donner alors aux dysfonctionnements, petits et gros, qui parsèment notre quotidien ? Aux accidents du quotidien, bienvenus ou malheureux ? A la marginalité sous toutes ses formes ? Au hasard et autres impondérables ? A la folie, douce ou furieuse ? Aux excès que l’on s’autorise en dépit du raisonnable ? Au chaos et au désordre ? Nous donnerons aussi une place à ces instants fortuits ou voulus qui passent à travers les mailles du contrôle et débarrassent nos vies de cette prévisibilité dont on voudrait l’affubler.

Plusieurs expositions d’envergure, rassemblant de nombreux artistes belges et internationaux, déclineront la thématique à travers la ville : le Mamac et le cabinet des Estampes, la Salle St-Georges du Musée d’Art wallon, Les Brasseurs, Les Chiroux et le Hangar B9 de St-Luc seront les expositions-pivots de cette 7ème Biennale. A cela, il faudra ajouter l’ensemble des lieux OFF qui cette fois encore proposeront d’autres points de vue et d’autres créateurs. A noter que la Biennale sera aussi présente en Eurégio, avec des expositions à l’IKOB (Eupen), au Z33 (Hasselt), au Ludwig Forum (Aix-la-Chappelle), au Musée Het Domein (Sittard) et au Schunk-Glaspaleis (Heerlen).


Le pays hôte d’honneur de BIP2010 sera l’Allemagne avec une exposition exclusive de la jeune photographie allemande au Palais Curtius, présentée par les deux prestigieux commissaires berlinois Felix Hoffmann (C/O Berlin) et Matthias Harder (Helmut Newton Stiftung).

A noter encore que dès septembre, le collectif pluridisciplinaire Les Oiseaux Sans Tête (O.S.T.) entamera un vaste travail d’animations avec les associations, les écoles et les habitants. Ludiques et pédagogiques, les interventions des OST exploreront la thématique de BIP2010 et les résultats seront présentés au cœur de la Biennale et de la ville, à l’ancienne Eglise St-André.

Enfin, BIP2010 sera aussi l’occasion d’assister à divers événements (projections, conférences, soirées festives, etc.) dans le Manège et les Ecuries de la Caserne Fonck, en collaboration avec Le Jardin du Paradoxe.

Programme et informations complètes sur
www.bip-liege.org