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Ciné-concert « Tabu »

En ouverture du Festival Voix de Femmes et en clôture de l’exposition TempoColor

par Christine Ott (F)

Christine Ott est une exploratrice, qui défriche, invente de nouveaux territoires sonores, inspire et envoûte. Avec Tabu, chef d’oeuvre en noir et blanc du cinéaste allemand Friedrich W. Murnau, Christine Ott dispose du parfait matériau pour associer sa passion des images et de la composition.


Ce ciné-concert est l’occasion rêvée d’entendre Christine Ott jouer des Ondes Martenot, cet instrument électronique précurseur inventé par Maurice Martenot dans les années 20, contemporain de Murnau, dont elle est l’une des rares interprètes au monde. La musique qu’elle a créée pour le film est mélodieuse et inquiétante, d’une incroyable expressivité et parfois proche de la voix humaine. Des musiques de films à l’opéra en passant par le théâtre ou le rock (avec Radiohead, Syd Matters, Yann Tiersen ou Noir Désir…), la couleur de sa musique est unique. Ses travaux personnels sont d’autant plus aventureux, sensible et intense.

Sur l’ile de Bora-Bora, paradis tropical perdu dans l’océan pacifique, Matahi, un pêcheur de perles, aime passionnément la belle Réri. Mais Hitu, le prêtre de la tribu, a d’autres projets pour elle : il veut qu’elle soit consacrée gardienne du temple des dieux. Il déclare que Reri est désormais « tabou », intouchable. La seule issue qui reste aux amants est donc la fuite loin de leur paradis d’origine. Hitu se lance à leur poursuite… Tabou est l’ultime film de Friedrich Murnau, le maître du cinéma muet, célèbre pour Nosferatu le vampire (1922). Trouvant le juste équilibre entre documentaire et fiction, son film allie un scénario poignant et de somptueuses images des mers du sud. Son tournage mouvementé long d’un an et demi est entré dans la légende : Murnau et son équipe auraient violé certains tabous locaux en tournant dans un ancien cimetière et sur des récifs sacrés, et Hitu, le prêtre, les aurait maudit pour ces sacrilèges. Noyades, intoxications, explosions mystérieuses ponctueront le tournage, et comble du destin, Murnau décédera dans un accident huit jours avant la première du film…

D’autres interventions de Christine Ott sont prévues dans le cadre du festival : programmation à suivre sur :


Avec le soutien de : Province de Liège, du FWB, de la Ville de Liège, du WBI et de la Région Wallonne
Une organisation Voix de Femmes en partenariat avec  Ping.Pong – TempoColor

 

// presse :
De l’eau et des ondes : « Le doute n’est plus permis : il y a bien un lien secret qui unit Reri, fille de l’eau, à Christine, sœur de l’onde. (…) En ces moments si purs où le piano de Christine Ott se fait cascade, rivière et océan. En ces instants si déchirants où la musicienne, (…) tire d’un très mystérieux et fascinant instrument les larmes que le spectateur n’ose pas toujours verser.

Les Cahiers du Cinéma

En s’attaquant à l’œuvre de Murnau, Christine Ott ne fait pas qu’illustrer les images du créateur allemand ; elle en offre une description musicale essentielle, dépouillée et allant droit au cœur, complétant le long-métrage avec passion et une totale dévotion au matériau d’origine.
Indiemusic, 2017

«Cursed Lagoon» is the standout of Ott’s creations. There is a darkness that creeps just below the surface (…)
The WIRE, Adventures in modern music, UK – jan 2017

Majestueux 
Jour & Nuit, l’autre quotidien

Bluffant
RTL Grand soir, signé Agnès

 

// citation, interview :
Chaque film est un chef d’orchestre, et le scénario va guider le langage musical. Après on a bien sûr une patte, une personnalité, mais c’est vraiment nous qui sommes au service du film.
Christine Ott

 

// autres liens :
La page du projet

Le disque associé

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