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« EMPIRE » par Samuel Gratacap

À l’occasion du TempoColor 2018

Vernissage le jeudi 13 septembre à 18:00
+ visite commentée + concert de Refugees for Refugees et rencontre avec les artistes.


EMPIRE
est la première exposition d’envergure du photographe Samuel Gratacap (*1982, FR) produite et présentée par LE BAL à Paris en 2015. Résultat d’un travail d’investigation et d’immersion mené par l’artiste entre 2012 et 2014, l’exposition trace, à travers l’image photographiée et filmée, le portrait du camp de réfugiés Choucha situé en Tunisie et de ceux qui l’ont occupé. Une zone de transit qui n’existe sur aucune carte, le désert, l’attente d’avoir à boire et à manger, l’attente d’un futur meilleur sous le soleil brûlant et le vide devant soi. « S’il y avait la sécurité dans mon pays, je ne serais pas resté ici dans ce camp. Même pas un quart d’heure », témoigne un jeune Gambien, Omar.

Diplômé de l’École supérieure des beaux-arts de Marseille en 2010, Samuel Gratacap mène, déjà depuis 2007, une réflexion sur la représentation des enjeux géopolitiques nord-sud, sud-sud, et des espaces transitoires sur la carte des routes migratoires en Méditerranée. Il avait déjà concrétisé plusieurs projets dans des zones de transit, notamment dans le centre de rétention administrative de Marseille (2007-2008) ou sur l’île de Lampedusa (2010).

Depuis son lancement en 2015 et après l’inauguration des nouveaux espaces de l’Institut Français à Tunis, l’exposition EMPIRE a voyagé dans le cadre du Mois européen de la photographie à Athènes, Vienne, Bratislava et Luxembourg. En 2017, le travail de Samuel Gratacap a été présenté à l’International Center of Photography à New York et lors des Rencontres de la Photographie à Arles et en 2018 au FOAM à Amsterdam, avant de s’inscrire cet automne dans le contexte du TempoColor 2018 à Liège.

« Situé en Tunisie à 5 km du poste de frontière avec la Libye, le camp de Choucha est devenu un lieu de transit pour plusieurs centaines de milliers de réfugiés d’origine subsaharienne qui ont dû fuir la guerre en Libye. Depuis 2011, date d’apparition du camp dans le désert tunisien, j’ai suivi le quotidien des réfugiés. Mon travail photographique et vidéo rend compte de l’espace-temps particulier de ce lieu de vie marqué par l’attente. L’attente liée aux différentes étapes des demandes d’asile déposées par les réfugiés qui se mêle à la tension de ces destins suspendus dans un lieu temporaire, devenu pérenne par la force des choses, pour finalement disparaître. En juillet 2013, les organisations humanitaires décident de la fermeture officielle du camp et quittent Choucha. Les réfugiés de Choucha, hommes, femmes et enfants, vivaient la double-peine, celle de l’enfermement à ciel ouvert suite à la fuite du conflit libyen et puis celle d’être laissés là trois années après l’ouverture du camp, laissés là sans rien, sans eau, sans nourriture, sans assistance médicale : trois cent personnes. »
(Samuel Gratacap)

En marge de l’exposition EMPIRE de Samuel Gratacap au Centre culturel Les Chiroux, seront présentés, dans le foyer de la salle d’exposition, des travaux et créations réalisés au sein d’associations de la région liégeoise sur la problématique des migrations. Récits de vie ou fictions, ceux-ci donnent à voir ou entendre des témoignages et espoirs de réfugiés mais proposent également des regards extérieurs.
L’exposition Samuel Gratacap – EMPIRE est accompagnée d’un livre co-édité par LE BAL et Filigranes Éditions, conçu par Pierre Hourquet et l’artiste en collaboration avec Guillaume Gratacap.


Autres activités dans le cadre du TempoColor

– 18/09 : apéro politique (BM)
– 22/09 : festival en espace public
– 28/09 : album release de Jawhar
– 11/10 : spectacle « Je suis un héros » Cie Intranquille (BM)
– 16/10 : festival Aliment’erre

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